Saviez-vous que les "h" de "huitre", "huit" et "huile" n'étaient pas étymologiques? Ces trois mots s'écrivaient en effet "ostrea", "octo" et "oleum" en latin, sans h donc, comme c'est le cas de leurs dérivés comme "ostréiculture", "octuple" ou "oléoduc". En ancien français, on les trouve écrits respectivement sous les formes "oistre", "uit" et "oile", avant une mutation du "o" en "u" conduisant à "uitre", "uit" et "uile".
Problème, l'alphabet latin médiéval ne différencie pas encore "u" et "v", de sorte que ces mots peuvent être confondus avec "vitre", "vit" et "vile". Le "h" étant muet et jamais présent devant le son "v", on décide alors d'adjoindre un "h" à ces mots afin d'indiquer clairement que le "u" qui suit est une voyelle. Malgré la séparation stricte de "u" et "v" après la Renaissance, ce "h" a été maintenu jusqu'à nos jours, vestige d'une contrainte alphabétique désuète.
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