jeudi 12 février 2026

Qui était Epstein?

 I. 𝗗𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 à 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗱'𝗶𝗻𝗳𝗹𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲

#Jeffrey_Epstein n’était pas un génie financier au départ.
Il commence comme enseignant dans une école privée élitiste de #New_York (𝐃𝐚𝐥𝐭𝐨𝐧 𝐒𝐜𝐡𝐨𝐨𝐥), sans diplôme universitaire complet.
Il comprend très tôt une chose :
{ Le pouvoir ne vient pas du mérite, mais de la proximité. }
Il pénètre les cercles riches par le contact humain, pas par la performance.
Il observe les ultra-riches.
Il comprend leurs failles :
- Ego surdimensionné
- Désir de reconnaissance intellectuelle
- Ennui existentiel
- Sexualité cachée
- Besoin de se sentir au-dessus des règles
Il devient gestionnaire d’argent pour milliardaires.
Mais son vrai talent n’est pas la finance.
C’est 𝐥𝐚 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 𝐩𝐬𝐲𝐜𝐡𝐨𝐥𝐨𝐠𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐝𝐨𝐦𝐢𝐧𝐚𝐧𝐭𝐬.
II. 𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘁𝗿𝘂𝗰𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗿é𝘀𝗲𝗮𝘂 : 𝑙𝑒 𝑝𝑜𝑢𝑣𝑜𝑖𝑟 𝑝𝑎𝑟 𝑙𝑎 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑜𝑚𝑖𝑠𝑠𝑖𝑜𝑛
𝐄𝐩𝐬𝐭𝐞𝐢𝐧 n’a pas construit un “𝐞𝐦𝐩𝐢𝐫𝐞” classique.
Il a construit 𝐮𝐧 𝐫é𝐬𝐞𝐚𝐮 𝐝𝐞 𝐯𝐮𝐥𝐧é𝐫𝐚𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭é𝐬.
Ce qui le rend singulier :
- Il mélange argent, sexualité et prestige scientifique.
- Il organise des environnements où les puissants se sentent intouchables.
- Il brouille la frontière entre intellectuel, philanthrope et manipulateur.
𝐒𝐨𝐧 î𝐥𝐞, 𝐬𝐞𝐬 𝐫é𝐬𝐢𝐝𝐞𝐧𝐜𝐞𝐬, 𝐬𝐞𝐬 𝐬𝐨𝐢𝐫é𝐞𝐬 ne sont pas des lieux de richesse ostentatoire.
Ce sont des théâtres.
Un théâtre où :
- Les puissants baissent leur garde.
- Les limites morales s’effacent.
- La dette psychologique naît.
Il n’avait peut-être pas besoin de filmer, ni de faire chanter systématiquement.
La simple possibilité suffisait.
{ Le vrai contrôle n’est pas le chantage explicite.
C’est la conscience silencieuse d’être exposable. }
III. 𝗦𝗼𝗻 𝗲𝘀𝗽𝗿𝗶𝘁 : 𝑓𝑟𝑜𝑖𝑑𝑒𝑢𝑟, 𝑒𝑢𝑔é𝑛𝑖𝑠𝑚𝑒, 𝑒𝑡 𝑓𝑎𝑛𝑡𝑎𝑠𝑚𝑒 𝑑'𝑖𝑛𝑔é𝑛𝑖𝑒𝑟𝑖𝑒
Epstein était obsédé par :
- La génétique
- L’intelligence
- L’amélioration de l’espèce
- L’idée qu’une élite biologique devrait guider l’humanité
Il finançait des scientifiques prestigieux.
Pas par pure philanthropie.
Il voulait appartenir à la classe des “𝐚𝐫𝐜𝐡𝐢𝐭𝐞𝐜𝐭𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐟𝐮𝐭𝐮𝐫”.
C’est là que son délire apparaît.
Pas un délire mystique.
Un délire technocratique.
{ L’idée que l’humanité est un matériau à optimiser. }
Ce type de pensée est ancien.
On le retrouve dans l’eugénisme du XIXe 𝐬𝐢è𝐜𝐥𝐞, dans certaines élites transhumanistes modernes.
Chez lui, cela prenait une forme inquiétante :
il parlait de répandre ses propres gènes, d’inséminer de nombreuses femmes pour créer une descendance “𝐬𝐮𝐩é𝐫𝐢𝐞𝐮𝐫𝐞”.
Ce n’est pas le délire d’un fou halluciné.
C’est le délire d’un homme convaincu que :
- L’intelligence donne le droit
- L’élite est moralement au-dessus
- Les autres humains sont des ressources
IV. 𝗦𝗮 𝗽𝗲𝗿𝗰𝗲𝗽𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲
Epstein voyait le monde comme :
1. 𝙐𝙣𝙚 𝙥𝙮𝙧𝙖𝙢𝙞𝙙𝙚
Au sommet : 𝘂𝗻𝗲 𝗺𝗶𝗻𝗼𝗿𝗶𝘁é 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗹𝗹𝗶𝗴𝗲𝗻𝘁𝗲, 𝗿𝗶𝗰𝗵𝗲, 𝗶𝗻𝗳𝗹𝘂𝗲𝗻𝘁𝗲.
À la base : 𝗹𝗮 𝗺𝗮𝘀𝘀𝗲.
Il ne croyait pas en l’égalité morale réelle.
2. 𝙐𝙣 𝙨𝙮𝙨𝙩è𝙢𝙚 𝙝𝙮𝙥𝙤𝙘𝙧𝙞𝙩𝙚
Il savait que :
* Les élites prêchent la vertu
* Mais vivent dans la transgression
Il exploitait cette contradiction.
3. 𝙐𝙣 𝙩𝙚𝙧𝙧𝙖𝙞𝙣 𝙙'𝙚𝙭𝙥é𝙧𝙞𝙢𝙚𝙣𝙩𝙖𝙩𝙞𝙤𝙣
Il ne semblait pas animé par une idéologie politique forte.
Ni gauche. Ni droite.
Il gravitait là où le pouvoir circule.
Sa loyauté allait au réseau, pas aux nations.
V. 𝗘𝘁𝗮𝗶𝘁-𝗶𝗹 𝘂𝗻 𝗰𝗲𝗿𝘃𝗲𝗮𝘂 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲 ?
Non.
Et c’est là que la réflexion devient intéressante.
Il n’était pas le “𝐦𝐚î𝐭𝐫𝐞 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞”.
Il était un parasite sophistiqué d’un système déjà malade.
Il a prospéré parce que :
- L’argent protège
- Les élites se protègent entre elles
- Les institutions évitent les scandales systémiques
- La réputation compte plus que la vérité
Il est le produit d’un monde où :
{ La richesse absorbe la morale. }
VI. 𝗟𝗲 “𝗱é𝗹𝗶𝗿𝗲” 𝗾𝘂𝗶 𝗹'𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝗶𝘁
Son délire n’était pas religieux.
C’était un délire de surplomb.
Se sentir :
- Au-dessus des lois
- Au-dessus des normes
- Au-dessus des vies ordinaires
Il ne voyait pas “𝐥𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐜𝐚𝐭𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐦𝐨𝐧𝐝𝐞” comme des sujets.
Mais comme des pièces.
Ce type d’esprit n’est pas rare dans l’histoire.
On le retrouve chez certains financiers, stratèges, prédateurs sociaux.
La différence ?
Il a combiné :
- Sexualité déviante
- Intelligence sociale
- Accès aux puissants
- Impunité temporaire
VII. 𝗖𝗲 𝗾𝘂'𝗶𝗹 𝗿é𝘃è𝗹𝗲 𝘀𝘂𝗿 𝗻𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗺𝗼𝗻𝗱𝗲
Epstein révèle quelque chose de plus grand que lui :
• Le pouvoir est souvent relationnel, pas institutionnel.
• Les élites sont vulnérables à leurs propres pulsions.
• La morale publique et la pratique privée sont dissociées.
• Les systèmes préfèrent étouffer plutôt que s’auto-détruire.
Il n’est pas une anomalie. Il est une fissure visible.
Epstein n’était pas un démon mythique.
Il était un homme qui a compris les failles du pouvoir — et les a exploitées.
Son esprit était :
- Froid
- Calculateur
- Élitaire
Fasciné par la domination symbolique et biologique
Mais il n’était pas omnipotent.
Il était le miroir extrême d’un monde où :
- L’argent donne accès
- L’accès donne impunité
- L’impunité nourrit le délire

mercredi 11 février 2026

Sagesse de Mark Carney

 

La réunion à la Maison-Blanche qui a failli briser l’alliance la plus proche de l’Amérique


L’image restera gravée dans les annales de la diplomatie mondiale comme le symbole de la fin de l’hégémonie incontestée de Washington sur ses voisins. Ce mardi, à 10h42, le convoi du Premier ministre canadien Marc Carney a quitté les grilles de la Maison-Blanche avec 40 minutes d’avance sur l’horaire prévu. Pas de communiqué commun, pas de poignée de main chaleureuse devant les caméras, seulement le silence pesant d’une rupture consommée. Ce qui s’est joué derrière les portes closes du bureau ovale n’était pas une simple négociation commerciale, mais une tentative de “démolition” politique qui a viré au fiasco pour Donald Trump.

Selon des sources proches de la délégation canadienne, le président américain est entré dans la salle sans même saluer son homologue. Il a immédiatement glissé sur la table un document d’une seule page, exigeant rien de moins qu’une capitulation totale : réécriture de la politique énergétique du Canada, concessions massives sur le secteur laitier et, plus grave encore, un alignement automatique d’Ottawa sur toutes les sanctions commerciales américaines contre la Chine. Le message était clair : le Canada devait choisir entre devenir un État vassal ou subir un tarif douanier universel de 20 % dès lundi matin.

Mais Donald Trump, habitué aux tactiques de son manuel “The Art of the Deal”, a sous-estimé son adversaire. Marc Carney n’est pas un politicien classique ; c’est un ancien banquier central, habitué à gérer les crises systémiques de la City de Londres et de la Banque du Canada. “Le Canada ne négocie pas avec un pistolet sur la tempe”, aurait-il lancé avant de se lever et de mettre fin à l’entretien. En sortant calmement, Carney n’a pas seulement rejeté un mauvais accord, il a affirmé la souveraineté d’une nation face à ce qu’il a perçu comme une menace existentielle.

La réaction de la Maison-Blanche ne s’est pas fait attendre. Quelques minutes après le départ de la délégation, Trump postait sur X (anciennement Twitter) des attaques virulentes contre le “leadership faible” du Canada, confirmant sa menace de tarifs. Cependant, ce ne sont pas les tweets qui inquiètent les experts, mais la réaction viscérale des marchés. Wall Street a immédiatement sanctionné ce bluff présidentiel. Les actions des géants de l’automobile comme Ford et GM ont plongé, les investisseurs comprenant instantanément qu’une guerre commerciale avec le Canada est en réalité un “pacte suicidaire” pour l’industrie américaine. Les pièces détachées traversent la frontière jusqu’à sept fois avant qu’un véhicule ne soit terminé ; taxer le Canada revient à taxer directement les travailleurs de l’Ohio et du Michigan.

Le levier le plus terrifiant pour les États-Unis reste cependant l’énergie. Le Canada est le premier fournisseur de pétrole des États-Unis, loin devant l’Arabie Saoudite. Les pipelines canadiens sont les artères vitales du Midwest américain. Plus crucial encore, le réseau électrique du Nord-Est, incluant New York et Boston, dépend de l’hydroélectricité québécoise. Si Carney décide d’activer ses propres tarifs de rétorsion, ce n’est pas seulement le prix de l’essence qui explosera, mais les lumières pourraient littéralement s’éteindre dans les grandes métropoles américaines en plein hiver.

Un mémo “empoisonné” ayant fuité de la délégation canadienne révèle que Carney a déjà préparé une liste de représailles chirurgicales. Plutôt que d’attaquer l’économie américaine dans son ensemble, il cible les États pivots et les produits politiquement sensibles pour les alliés de Trump : le bourbon du Kentucky (fief de Mitch McConnell), les produits laitiers du Wisconsin et l’énergie de la Pennsylvanie. C’est une stratégie électorale déguisée en guerre commerciale, conçue pour faire pression sur les propres soutiens du président.

Aujourd’hui, Donald Trump se retrouve piégé par sa propre rhétorique. S’il recule, il passe pour un “tigre de papier” devant ses électeurs. S’il met ses menaces à exécution lundi, il risque de déclencher une récession immédiate aux États-Unis et de s’aliéner la Chambre de Commerce américaine, qui appelle déjà frénétiquement à la désescalade. De son côté, Marc Carney semble déjà regarder au-delà de Washington. En signalant qu’il pourrait accélérer des accords avec l’Europe et l’Asie, il montre que le Canada est prêt à un pivot historique loin de l’influence américaine.

L’alliance la plus proche de l’Amérique n’est peut-être pas encore morte, mais elle est profondément fissurée. La confiance, moteur invisible qui permettait à ces deux économies de fonctionner comme une seule zone géante depuis 70 ans, a été brisée. Pour chaque citoyen, qu’il soit à Toronto ou à Chicago, les conséquences seront palpables : augmentation du prix du bois de construction, de la nourriture et de l’énergie. Nous entrons dans une ère d’imprévisibilité totale où le voisin le plus pacifique du monde vient de prouver qu’il peut, lui aussi, montrer les dents. Les 72 prochaines heures détermineront si l’Amérique du Nord s’enfonce dans une nouvelle guerre froide économique ou si la raison finira par l’emporter sur l’ego.

samedi 7 février 2026

Eden Alexander: Le Paradis

 « L’endroit où je me suis rendu était réel. Réel d’une façon qui fait ressembler la vie que nous vivons ici et maintenant à un simple rêve.»


« La conscience, mais une conscience sans mémoire ni identité – comme un rêve dans lequel vous savez ce qui se passe autour de vous, mais vous n’avez pas vraiment idée de qui, ou de quoi, vous êtes. »


« Je n’avais pas de corps – pas dont j’avais conscience en tout cas. J’étais simplement… là, dans cet endroit où l’obscurité pulsait, martelait. J’aurais alors pu l’appeler « primordiale ». Mais au moment où cela se produisait, je ne connaissais plus ce mot. En fait, je ne connaissais plus aucun mot. Les mots utilisés ici sont venus bien plus tard lorsque, de retour dans ce monde, j’ai écrit mes souvenirs. Le langage, l’émotion, la logique : tout cela était parti, comme si j’avais régressé au niveau d’un être des tout premiers stades de la vie, peut-être aussi loin que la bactérie primitive qui, à mon insu, avait pris le contrôle de mon cerveau et l’avait éteint. »

« Quelque chose était apparu dans l’obscurité. Tournant lentement, cela irradiait de fins filaments d’une lumière blanche et dorée, et peu à peu l’obscurité autour de moi a commencé à se fendre et se disperser. »

« Alors, j’ai entendu un autre son : un son vivant, comme la pièce de musique la plus riche, la plus complexe, la plus belle qu’on ait jamais entendue. Gagnant en intensité alors que la pure lumière »

« blanche descendait, il s’est surimposé au battement mécanique et monotone qui, depuis des éons semblait-il, avait été mon unique compagnie jusqu’alors.


    La lumière s’est approchée encore et encore, tournoyant sur elle-même et générant ces filaments de pure lumière blanche, dont je voyais à présent qu’ils étaient teintés, ici et là, de pointes d’or.


    Puis, au centre même de cette lumière, une autre chose est apparue. J’ai concentré toute mon attention, essayant de comprendre de quoi il s’agissait. Une ouverture. Je n’étais plus du tout en train de regarder la lumière qui tournoyait doucement, je regardais à travers elle. »

« Je volais, je passais au-dessus des arbres et des champs, des ruisseaux et des chutes d’eau, et ici et là, des groupes de personnes. Il y avait aussi des enfants qui riaient et jouaient. Ces gens chantaient et dansaient en cercles, et parfois je voyais un chien qui courait et sautait parmi eux, tout aussi joyeux. Ils portaient des vêtements simples mais magnifiques, et il me semblait que les couleurs de ces vêtements contenaient le même type de chaleur vivante que les arbres et les fleurs qui prospéraient et s’épanouissaient dans la campagne autour d’eux.


    Un monde de rêve incroyable et merveilleux…

    Sauf que ce n’était pas un rêve. Bien que je ne savais pas où j’étais ni même ce que j’étais, j’étais absolument sûr d’une chose : cet endroit dans lequel je me trouvais tout à coup était totalement réel.


    Le mot réel exprime quelque chose d’abstrait et il est   désespérément impropre à transmettre ce que j’essaie de décrire.

« Le message avait trois parties et si je devais les traduire en langage terrestre, je dirais quelque chose comme ceci :


    « Tu es aimé et chéri, totalement, pour toujours. »


    « Il n’y a rien dont tu doives avoir peur. »


    « Il n’y a rien que tu puisses faire mal. »


« De nouveau, de ma perspective actuelle, je dirais que l’on ne pouvait pas regarder en direction de quoi que ce soit dans ce monde, puisque cette formule suppose une séparation qui n’existait pas à cet endroit. Tout était distinct et en même temps tout faisait partie d’autre chose, comme les motifs richement entrelacés des tapis persans…  »

« Où se trouve cet endroit ?


    Qui suis-je ?


    Pourquoi suis-je ici ?


    À chaque fois que je posais silencieusement l’une de ces questions, la réponse venait instantanément dans une explosion de lumière, de couleur et de beauté qui me transperçait comme une vague qui se brise. L’important est que ces déflagrations ne faisaient pas simplement taire mon questionnement en le submergeant. Elles lui répondaient, mais d’une façon qui court-circuite le langage. Les pensées pénétraient directement en moi. Il ne s’agissait pas non plus de pensées telles que nous les connaissons ici. Elles n’étaient pas vagues, immatérielles ou abstraites. Ces pensées étaient solides et immédiates – plus brûlantes que le feu et plus humides que l’eau »

« Aussi étrange que cela semble, ma situation était assez proche de celle d’un fœtus dans un utérus. Le fœtus flotte dans l’utérus associé au placenta qui le nourrit et permet ses relations avec l’omniprésente mais pourtant invisible mère. Dans ce cas, la « mère » était Dieu, le Créateur, la Source qui est responsable de la création de l’univers et de tout ce qu’il contient. Cet Être était si proche qu’il semblait n’y avoir aucune distance entre Dieu et moi. Et en même temps, je pouvais sentir l’immensité infinie du Créateur, je pouvais voir à quel point j’étais minuscule en comparaison. J’emploierai occasionnellement le terme Om comme le pronom de Dieu, car c’est le terme que j’ai utilisé dans mes premiers écrits après le coma. « Om » était le son que je me souvenais avoir entendu en association avec ce Dieu omniscient, omnipotent et aimant inconditionnellement, mais aucun mot ne peut convenir. »

« À travers la sphère, Om m’a dit qu’il n’y a pas qu’un univers mais beaucoup – en fait, plus que je ne pouvais concevoir –, mais que l’amour trône au centre de chacun. Le mal était également présent dans tous les autres univers, mais seulement à l’état de faibles traces. Le mal était nécessaire parce que sans lui le libre arbitre était impossible, et sans le libre arbitre il ne pouvait y avoir de croissance – pas de mouvement vers l’avant, pas d’occasion pour nous de devenir ce que Dieu voulait ardemment que nous devenions. Aussi horrible et tout puissant que le mal semblait parfois être dans un monde tel que le nôtre, avec du recul l’amour dominait de façon écrasante et serait finalement vainqueur.»


« La loi de cause à effet existe dans ces plans supérieurs, mais loin de la conception matérialiste que nous en avons. Le monde du temps et de l’espace dans lequel nous nous déplaçons au niveau terrestre est fermement et étroitement entrelacé avec les plans supérieurs. En d’autres termes, ces mondes ne sont pas entièrement séparés de nous, car tous les mondes font partie de la même Réalité divine globale. Depuis ces mondes supérieurs, on peut accéder à n’importe quel moment, ou n’importe quel endroit, de notre monde matériel. »

« Une fois de retour à ce niveau inférieur, les caprices du temps des plans situés au-delà de ce que je connaissais sur cette terre ont continué à avoir cours. Pour avoir une petite – seulement une toute petite – idée de l’impression que cela procure, pensez à la façon dont le temps se manifeste dans les rêves. Dans un rêve, il devient délicat d’utiliser les termes « avant » et « après ». On peut se trouver dans une partie du rêve et savoir ce qui va arriver même si on ne l’a pas encore vécu. Mon « temps » au-delà était quelque chose de cet ordre – mais je dois aussi souligner que ce qui m’est arrivé n’avait rien de la confusion obscure de nos rêves terrestres, sauf au tout début alors que j’étais encore dans le monde souterrain. »

  Tu es aimé et chéri.

   Il n’y a rien dont tu doives avoir peur.

   Il n’y a rien que tu puisses faire mal.


     

   Si je devais concentrer ce message en une seule phrase, cela donnerait :

    Tu es aimé.


    Et si je devais le résumer encore davantage, en un seul mot, ce serait (bien sûr) tout simplement : Amour.


    L’amour est sans aucun doute la base de toute chose. Non pas un amour abstrait, difficile à comprendre, mais l’amour au quotidien que tout le monde connaît – le genre d’amour que nous ressentons lorsque nous regardons notre partenaire de vie et nos enfants, ou même nos animaux familiers. Dans sa forme la plus pure et la plus puissante, cet amour n’est ni jaloux ni égoïste, mais inconditionnel. C’est la réalité des réalités »


« La conception de la conscience soutenue par la majorité des scientifiques aujourd’hui est qu’elle est composée d’information numérique – à savoir des données, essentiellement de même nature que celles qu’utilisent les ordinateurs. Bien que certaines de ces données – assister à un superbe coucher de soleil, écouter une merveilleuse symphonie pour la première fois ou même tomber amoureux – puissent nous sembler plus profondes ou spéciales que les innombrables autres fragments d’information qui sont créés et stockés dans notre cerveau, ce n’est vraiment qu’une illusion. Tous les fragments sont, en réalité, qualitativement les mêmes. Nos cerveaux modèlent la réalité extérieure en recevant l’information qui parvient par nos sens, et en la transformant en un riche canevas numérique. Mais nos perceptions sont seulement un modèle – et pas la réalité elle-même. Une illusion. »


« Il y a, du point de vue terrestre, un avantage très net à cela. Tout comme nos cerveaux travaillent dur à chaque instant de notre vie éveillée pour filtrer le déferlement d’informations sensorielles qui nous parviennent de notre environnement physique, sélectionnant les informations dont nous avons besoin pour survivre, de la même façon le fait d’oublier nos identités transterrestres nous permet également d’être « ici et maintenant » bien plus efficacement. »

« Depuis le Cœur, ma compréhension de ce que nous appelons « énergie sombre » et « matière noire » semblait disposer d’explications claires, de même que d’autres aspects plus complexes de la composition de l’univers que les humains n’aborderont pas avant longtemps. »


« Mais le libre arbitre nous est accordé au prix de la perte ou de l’éloignement de cet amour et de cette acceptation. Nous sommes libres ; mais nous sommes des êtres libres oppressés de tous côtés par un environnement qui conspire à nous faire sentir que nous ne sommes pas libres. Le libre arbitre est d’une importance centrale pour notre fonction dans le monde matériel : une fonction qui, comme nous le découvrirons tous un jour, sert le rôle bien plus grand de permettre notre domination au sein de la dimension alternative intemporelle. Notre vie ici-bas peut sembler insignifiante, car elle est en relation minimale avec les autres vies et les autres mondes qui emplissent les univers visibles et invisibles. Mais elle est aussi considérablement importante, car notre rôle ici est de croître en direction du Divin, et cette croissance est étroitement observée par les êtres des mondes supérieurs – les âmes et les sphères translucides (ces êtres que j’ai d’abord vus très loin au-dessus de moi dans le Passage, et dont je pense qu’ils sont à l’origine de notre concept culturel d’anges). »

« La vraie pensée est préphysique. C’est la pensée derrière la pensée qui est responsable de tous les choix véritablement conséquents que nous faisons dans le monde. Une pensée qui n’est pas dépendante de la déduction linéaire, mais qui se déplace aussi vite que l’éclair, opérant des connexions à différents niveaux et les rassemblant. Comparée à cette intelligence interne et libre, notre pensée ordinaire est désespérément lente et maladroite.  »

« L’une des plus grosses erreurs que font beaucoup de gens lorsqu’ils pensent à Dieu est d’imaginer Dieu comme impersonnel. Oui, Dieu est derrière les nombres, la perfection de l’univers que la science mesure et lutte pour comprendre. Mais – là encore, paradoxalement – Om est également « humain » – et même plus humain que vous et moi. Om comprend et compatit à notre situation humaine plus profondément et personnellement que nous ne pouvons l’imaginer, car Om sait ce que nous avons oublié, et comprend le terrible fardeau consistant à vivre en étant amnésique du Divin, ne serait-ce qu’un instant. »

« Les prières m’ont donné de l’énergie. C’est certainement pourquoi, aussi intensément triste que je pouvais l’être, quelque chose en moi a senti une étrange confiance m’assurant que tout irait bien. Ces êtres savaient que je vivais une transition, et ils chantaient et priaient pour m’aider à garder mon enthousiasme. J’étais conduit dans l’inconnu, mais à ce stade j’avais pleinement foi et confiance dans le fait qu’on prendrait soin de moi, comme ma compagne sur l’aile du papillon et la Déité débordante d’amour me l’avaient promis – là où j’irais, le Paradis irait avec moi. 

Je m’en retournais mais je n’étais pas seul – et je savais que je ne me sentirais plus jamais seul. »


« Dans les années 1920, le physicien Werner Heisenberg (et d’autres fondateurs de la mécanique quantique) a fait une découverte si étrange que le monde ne l’a pas encore complètement intégrée. Lorsqu’on observe un phénomène quantique, il est impossible de séparer entièrement l’observateur (c’est-à-dire le scientifique qui fait l’expérience) de ce qui est observé. Dans notre expérience quotidienne, il est facile de ne pas remarquer ce fait. Nous voyons l’univers comme un endroit rempli d’objets séparés (des tables et des chaises, des personnes et des planètes) qui interagissent occasionnellement entre eux, mais qui demeurent toutefois essentiellement séparés. Au niveau subatomique, cependant, cet univers d’objets isolés se révèle une totale illusion. Dans le domaine du super-super-petit, chaque objet de l’univers physique est connecté à tous les autres objets. En fait, il n’existe pas véritablement « d’objets » du tout dans le monde, mais seulement des vibrations de l’énergie et des relations.


    Ce que cela voulait dire aurait dû sembler évident, mais ça ne l’a pas été pour beaucoup. Il était impossible de rechercher la réalité ultime de l’univers sans utiliser la conscience. »


« De nombreux scientifiques tentent de le faire, mais il n’existe pas encore de « théorie du Tout » qui puisse combiner les lois de la mécanique quantique avec celles de la théorie de la relativité en cherchant à y inclure la conscience.


    Tous les objets de l’univers physique sont constitués d’atomes. Les atomes, à leur tour, sont constitués de protons, d’électrons et de neutrons. Qui, pour leur part (comme les physiciens l’ont également découvert dans les premières années du xxe siècle), sont tous des particules. Et les particules sont constituées de… Eh bien, tout à fait franchement, les physiciens ne le savent pas vraiment. Mais une chose que nous savons à propos des particules est que chacune est connectée à toutes les autres dans l’univers. Elles sont toutes, au plus profond niveau, interconnectées. »


« Chacun de nous est plus familier avec la conscience qu’avec quoi que ce soit d’autre, et pourtant nous en comprenons bien plus sur le reste de l’univers que sur les mécanismes de la conscience. Elle est tellement proche de nous-mêmes qu’elle est presque à jamais hors de notre atteinte. Rien dans la physique du monde matériel (quarks, électrons, photons, atomes, etc.), et notamment dans les structures complexes du cerveau, ne livre la moindre clé pour éclairer les mécanismes de la conscience. »

« Werner Heisenberg, Wolfgang Pauli, « Niels Bohr, Erwin Schrödinger, Sir James Jeans ont compris qu’il était impossible de séparer l’expérimentateur de l’expérience et d’expliquer la réalité sans la conscience.  »


« Ce qui n’a toutefois rien d’une intuition révolutionnaire puisque la science conventionnelle reconnaît que 96 % de l’univers est composé de « matière noire » et « d’énergie sombre ». Que sont ces obscures entités1 ? Personne ne le sait encore.  »

«Chacun de nous est inextricablement connecté au plus vaste univers. Il est notre véritable demeure, et penser que ce monde matériel est tout ce qui compte revient à s’enfermer dans un petit placard et imaginer qu’il n’y a rien « autour. Et troisièmement : le pouvoir crucial de la conviction dans la facilitation de l’influence de « l’esprit sur la matière ». 


« Au cœur de l’énigme de la mécanique quantique réside notre conception erronée de la localisation dans l’espace et le temps. En réalité, le reste de l’univers – c’est-à-dire la vaste majorité de celui-ci – n’est pas éloigné de nous dans l’espace. Oui, l’espace physique semble réel, mais il est limité également. La longueur et la hauteur totales de l’univers physique ne sont rien comparées au monde spirituel d’où il provient – le plan de la conscience »

« Cet autre univers, bien plus grand, n’est pas « au loin » du tout. En fait, il est ici-même – exactement là où je suis écrivant cette phrase, et exactement là où vous êtes en train de la lire. Il n’est pas éloigné physiquement, mais il existe comme sur une autre fréquence. Il est ici et maintenant mais nous n’en avons pas conscience, car nous sommes le plus « souvent fermés à ces fréquences sur lesquelles il se manifeste. 

Nous vivons dans les dimensions familières de l’espace et du temps, pris au piège des étranges limitations de nos organes sensoriels et de notre perception graduelle dans un spectre partant du niveau quantique subatomique jusqu’à l’univers entier. Ces dimensions, qui ont leur propre fonctionnement avec le succès que l’on sait, nous interdisent aussi l’accès aux autres dimensions qui existent. »


« L’univers n’a ni début ni fin et Dieu est entièrement présent dans chacune de ses particules. »


« Mais bien qu’il n’ait pas de commencement ni de fin, l’univers a des signes de ponctuation, dont l’objectif est d’amener « des êtres à l’existence et leur permettre de participer à la gloire de Dieu. Le big bang qui a créé notre univers était l’un de ces « signes de ponctuation » créatifs. La vision d’Om était extérieure, englobant l’ensemble de la création d’Om au-delà même de mon propre champ de vision hyperdimensionnel. »

« L’humour. L’ironie. La compassion: en plus d’être des réconforts, ces qualités sont des reconnaissances – brèves, fugaces, mais si importantes – du fait que, quelles que soient nos luttes et nos souffrances dans le monde actuel, elles ne peuvent « pas réellement blesser les êtres plus grands et éternels que nous sommes en réalité. Le rire et l’ironie sont fondamentalement des rappels du fait que nous ne sommes pas prisonniers de ce monde, mais des voyageurs qui le traversons. »

« Apprendre sur ce monde à partir de livres et de conférences est un début – mais au bout du compte, nous devons tous aller profondément dans notre propre conscience, par la prière ou la méditation, pour accéder à ces vérités. »


« Je suis plus que mon corps physique. Cette simple acceptation a de profondes implications. »


« L’Hémi-Sync utilise différents motifs d’ondes sonores stéréophoniques (de fréquences sensiblement différentes dans chaque oreille) pour induire une activité synchronisée des ondes cérébrales. Ces « battements binauraux » sont générés à une fréquence qui est la différence arithmétique entre les fréquences des deux signaux. En utilisant un système ancien mais très précis dans le tronc cérébral qui permet en principe la localisation des sources sonores dans le plan horizontal autour de la tête, ces battements binauraux peuvent entraîner le système réticulé activateur adjacent, qui fournit des signaux temporels réguliers au thalamus et au cortex, permettant la manifestation de la conscience. Ces signaux génèrent une synchronisation des ondes cérébrales dans la gamme de 1 à 25 hertz (Hz, ou cycles par seconde), y compris la zone cruciale située sous le seuil de l’audition humaine (20 Hz). »


« Communiquer avec Dieu est l’expérience la plus extraordinaire qu’on puisse imaginer et en même temps c’est la plus naturelle de toutes, car Dieu est présent en nous à chaque instant. Omniscient, omnipotent, personnel – et nous aimant sans conditions. »


lundi 2 février 2026

Troisième homme

 

Le mystérieux « troisième homme » qui apparaît lorsque les humains sont proches de la mort ; les scientifiques ont une théorie
Lorsque des personnes sont poussées à bout, perdues dans une nature sauvage et glacée, naufragées, ou piégées en montagne sans force pour gravir un naufrage, un phénomène extraordinaire peut se produire. Dans ces moments où la survie semble mathématiquement impossible, un compagnon silencieux apparaît parfois. Non pas une hallucination au sens chaotique du terme, mais une présence calme et stable, comme à part, rassurante, presque protectrice. Cette étrange expérience est connue sous le nom de syndrome du troisième homme, et depuis plus d'un siècle, elle fascine aventuriers, psychologues et neuroscientifiques.
Le phénomène a suscité un vif intérêt après que l'explorateur Ernest Shackleton l'a décrit dans son récit de l'expédition antarctique de 1914-1917. Shackleton et ses hommes, épuisés et transis de froid, eurent à plusieurs reprises la sensation qu'une quatrième personne marchait à leurs côtés lors de leur traversée désespérée de l'île de Géorgie du Sud. Ce qui rend ce récit particulièrement poignant, c'est que plusieurs membres de l'équipe ressentirent cette présence indépendamment les uns des autres, mais hésitèrent à en parler jusqu'à ce qu'ils soient en sécurité. Leurs témoignages concordaient : quelqu'un d'autre était avec eux. Quelqu'un qui n'était pas réellement là.
Depuis, des récits similaires ont émergé de la part d'alpinistes sur l'Everest, de navigateurs solitaires, d'explorateurs polaires, de randonneurs au long cours et de survivants d'accidents extrêmes. Ceux qui vivent l'effet du troisième homme décrivent souvent cette présence invisible comme rassurante, une voix calme offrant des conseils, la sensation d'être aidé à gravir une crête, ou simplement l'indubitable impression de ne pas être seuls. Pour beaucoup, ce « compagnon » invisible apparaît précisément au moment où l'espoir commence à s'évanouir.

samedi 31 janvier 2026

Bram Cohen

 IL A CASSÉ INTERNET AVEC UN PUZZLE MATHÉMATIQUE.

San Francisco, 2001.
Un jeune homme de 25 ans marche dans la rue.
Il regarde le sol. Il évite les regards.
Il a du mal à comprendre les émotions des autres.
Il a du mal à garder un job classique.
Son cerveau fonctionne différemment.
Diagnostiqué avec le syndrome d'Asperger.
Pour le monde, il est socialement inadapté.
Pour l'histoire, il est sur le point de devenir l'architecte du plus grand cauchemar d'Hollywood.
Son nom : Bram Cohen.
Et il vient de résoudre un problème que tout le monde pensait impossible :
Comment partager un fichier avec la planète entière sans que personne ne puisse jamais vous arrêter ?
LE PROBLÈME DU "GOULET D'ÉTRANGLEMENT"
Fin des années 90.
Napster vient de mourir.
Tué par les tribunaux.
Pourquoi ?
Parce que Napster avait des serveurs centraux.
Il suffisait à la police de débrancher la prise… et la musique s’arrêtait.
De plus, Internet avait un défaut physique :
Plus un fichier est populaire, plus il est lent à télécharger.
Si 10 000 personnes veulent la même vidéo au même moment, le serveur explose.
Bram Cohen, obsédé par les puzzles logiques, regarde ce problème…
et il a une intuition géniale.
Une idée qui va inverser les lois de la physique numérique.
L'INVENTION DU PROTOCOLE INVISIBLE
Bram s’enferme. Il code en Python.
Son idée est contre-intuitive :
"Et si, au lieu de ralentir le téléchargement quand il y a du monde…
la foule rendait le téléchargement PLUS rapide ?"
Il invente BitTorrent.
Le principe est simple mais dévastateur :
Tu ne télécharges pas le fichier depuis un serveur.
Le fichier est découpé en milliers de minuscules pièces de puzzle.
Tu télécharges ces pièces chez d'autres utilisateurs.
Et en même temps, tu envoies les pièces que tu possèdes déjà à d'autres.
C’est du donnant-donnant.
Plus tu prends, plus tu donnes.
Résultat :
Plus un fichier est populaire, plus il se télécharge vite.
Et surtout : il n’y a plus de serveur central.
Chaque ordinateur devient le serveur.
Pour arrêter le réseau, il faudrait éteindre Internet lui-même.
LE LANCEMENT SILENCIEUX
Juillet 2001.
Bram présente son code lors d’une petite conférence de hackers, CodeCon.
Il ne cherche pas la gloire.
Pas à pirater des films.
Il veut juste prouver que ses maths fonctionnent.
Il distribue des photos libres de droits pour tester.
Ça marche. C’est rapide. C’est inarrêtable.
Il publie le code, gratuitement, en open source.
Et le monde devient fou.
L'EXPLOSION QUI A EFFRAYÉ LES GÉANTS
En quelques mois :
Linux l’utilise pour distribuer ses logiciels.
Les joueurs l’utilisent pour World of Warcraft.
Et le monde entier pour... tout le reste.
Films, séries, albums.
En 2004, un chiffre terrifiant tombe :
BitTorrent représente 35 % de tout le trafic Internet mondial.
Un tiers d’Internet occupé par l’invention de Bram.
Hollywood panique.
Les gouvernements légifèrent.
Les fournisseurs d’accès brident les connexions.
Mais ils ne peuvent rien contre Bram.
Pourquoi ?
Parce qu’il n’héberge rien.
Il n’a rien volé.
Il a juste construit une route.
Si des gens transportent de la contrebande dessus,
est-ce la faute de l’ingénieur qui a coulé le bitume ?
LE PARADOXE DU GÉNIE
Bram Cohen ne devient pas riche (au début).
Il vit de donations.
Il porte toujours ses t-shirts usés.
Il regarde sa créature grandir, lui échapper.
Sans lui :
The Pirate Bay n’aurait jamais existé.
Netflix n’aurait peut-être jamais vu le jour.
Bram prouve une chose :
La censure est un problème technique.
Et il a trouvé la solution technique pour la contourner.
UNE LEÇON D’HUMILITÉ
Bram n’a jamais voulu être un rebelle.
Il disait souvent :
"Je ne fais que résoudre des problèmes d’efficacité."
C’est ça, la magie de cette histoire.
Pas un révolutionnaire politique.
Juste un mathématicien autiste…
qui voulait que les fichiers aillent plus vite.
Aujourd’hui, il travaille sur Chia, une crypto verte.
Mais son héritage est partout.
Chaque fois que tu télécharges une mise à jour.
Chaque fois que Facebook déploie du code.
Le Peer-to-Peer veille.
LA VÉRITÉ SUR LE POUVOIR
L’histoire de Bram Cohen nous rappelle que
les révolutions modernes ne se font pas avec des armes mais avec du code.
Il a donné au monde un outil si puissant que, 20 ans plus tard,
aucune dictature, aucune entreprise, aucun gouvernement
n’a réussi à le bloquer totalement.
Il a transformé chaque utilisateur en un maillon d’une chaîne incassable.
La liberté, ce n’est pas de demander la permission.
C’est de construire un système où la permission n’est plus nécessaire.

vendredi 30 janvier 2026

Étude stratégique

 "Alors que Trump menace l'Iran d'une action militaire, les stratèges du Pentagone sont confrontés à une dure réalité : l'armée américaine ne peut pas être partout à la fois. George Will analyse la crise de surdéploiement militaire la plus dangereuse depuis le Vietnam.

L'US Navy dispose de 11 porte-avions, mais seulement 2 ou 3 sont déployés simultanément. Un tiers est en maintenance. Les autres participent à des rotations d'entraînement. Une guerre d'envergure contre l'Iran nécessiterait plusieurs groupes aéronavals, comme lors de l'invasion de l'Irak en 2003, qui en avait mobilisé cinq. Or, les États-Unis font face à des menaces simultanées : la Chine dans le Pacifique, la Russie en Europe et des engagements au Moyen-Orient.
L'USS Abraham Lincoln a été déplacé de la mer de Chine méridionale vers l'océan Indien, en route vers le golfe Persique. Des F-15E Strike Eagle ont été déployés dans la région. Des systèmes de missiles HIMARS sont en position. Mais le déplacement du porte-avions Lincoln crée précisément le vide que la Chine attendait. Pékin observe attentivement le temps que mettent les États-Unis à repositionner leurs porte-avions, étudie leur logistique et prend des notes en prévision d'une éventuelle intervention à Taïwan.
Manifestations en Iran, janvier 2026 : 5 002 morts selon l'agence de presse Human Rights Activists News Agency. 4 716 manifestants. 26 800 arrestations. Trump a fixé des lignes rouges : pas de meurtre de manifestants pacifiques, pas d'exécutions de masse. Les autorités iraniennes qualifient les détenus de « mohareb » (ennemis de Dieu), un chef d'accusation passible de la peine de mort. Ce chef d'accusation a été utilisé en 1988 pour exécuter 5 000 personnes.
Guerre de 12 jours, juin 2025 : Les États-Unis et Israël attaquent l'infrastructure nucléaire iranienne. L'Iran riposte en attaquant une base militaire américaine au Qatar. Le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, déclare en janvier 2026 : « Nous reconstruirons tout ce qui a été endommagé.» Si cela s'avère exact, la campagne aérienne de juin n'a retardé que temporairement le programme nucléaire.
Les capacités militaires iraniennes sont loin d'être négligeables. Des missiles balistiques de moyenne portée peuvent atteindre les bases américaines au Qatar, à Bahreïn, au Koweït et aux Émirats arabes unis. Des systèmes de défense aérienne russes S-300 sont également présents. Araghchi a averti le Wall Street Journal : « Nous riposterons avec tous les moyens dont nous disposons.» L’Iran a démontré en 2019 sa capacité à frapper avec précision les installations pétrolières saoudiennes à l’aide de drones et de missiles de croisière.
L’Iran peut fermer le détroit d’Ormuz (par lequel transite 20 % du pétrole mondial). Le pays possède des mines marines, des missiles antinavires et des essaims d’avions d’attaque. La marine américaine devrait déployer une opération soutenue avec plusieurs porte-avions rien que pour dégager le détroit.
Selon Al Jazeera, les alliés arabes du Golfe (Arabie saoudite, Émirats arabes unis, Qatar et Koweït) ont fait pression sur Trump pour qu’il n’attaque pas l’Iran, craignant que cela ne « plonge la région dans le chaos ». Ces pays abritent des bases militaires américaines. La base aérienne d’Al Udeid, au Qatar, est le centre des opérations du CENTCOM. La Cinquième flotte américaine est basée à Bahreïn. Si les alliés ne soutiennent pas une action, la planification opérationnelle s’en trouve considérablement compliquée.
Les munitions de précision s'épuisent rapidement. La campagne de 2014-2017 contre Daech a consommé des milliers de missiles de croisière face à un adversaire faible et dépourvu de défense aérienne. L'Iran possède des S-300, des systèmes sophistiqués. Une campagne prolongée épuiserait les stocks en quelques semaines. Les chaînes de production ne peuvent être augmentées instantanément.
Leçon historique tirée de l'Irak : l'invasion de 2003 a duré des semaines, l'occupation des années et a coûté des milliards de dollars. L'Iran est trois fois plus grand que l'Irak, tant en population (85 millions d'habitants) qu'en superficie. Son territoire est plus montagneux et le nationalisme y est plus fort. Le sénateur Dick Durbin, qui a voté contre l'invasion de l'Irak en 2003, avertit : « Nous devons être très prudents avec toute opération militaire, car elle serait contre-productive et renforcerait le régime.»
La Chine étudie la crise iranienne. Lorsque les États-Unis déplacent des porte-avions du Pacifique vers le Moyen-Orient, Pékin observe le temps nécessaire à leur repositionnement et le nombre de porte-avions américains qu'elle peut soutenir simultanément. Des informations précieuses pour la planification taïwanaise."

lundi 26 janvier 2026

Étymologie

 Saviez-vous que les "h" de "huitre", "huit" et "huile" n'étaient pas étymologiques? Ces trois mots s'écrivaient en effet "ostrea", "octo" et "oleum" en latin, sans h donc, comme c'est le cas de leurs dérivés comme "ostréiculture", "octuple" ou "oléoduc". En ancien français, on les trouve écrits respectivement sous les formes "oistre", "uit" et "oile", avant une mutation du "o" en "u" conduisant à "uitre", "uit" et "uile".

 

Problème, l'alphabet latin médiéval ne différencie pas encore "u" et "v", de sorte que ces mots peuvent être confondus avec "vitre", "vit" et "vile". Le "h" étant muet et jamais présent devant le son "v", on décide alors d'adjoindre un "h" à ces mots afin d'indiquer clairement que le "u" qui suit est une voyelle. Malgré la séparation stricte de "u" et "v" après la Renaissance, ce "h" a été maintenu jusqu'à nos jours, vestige d'une contrainte alphabétique désuète. 

Le cas n'est pas propre au français, et l'espagnol a également employé un procédé similaire sur des mots comme "huevo" ("oeuf", de "ovum") ou "hueso" ("os", de "ossum"). L'italien l'a également fait par le passé, mais a éliminé ces "h" lorsqu'ils sont devenus inutiles, cf "huovo", orthographe ancienne de "uovo" (même sens et étymologie que l'espagnol "huevo"). À titre personnel, je pense qu'on devrait faire pareil en français, dans une logique de simplification orthographique.

  

Qui était Epstein?

  I. 𝗗𝗲 𝗽𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 à 𝗮𝗿𝗰𝗵𝗶𝘁𝗲𝗰𝘁𝗲 𝗱'𝗶𝗻𝗳𝗹𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲 #Jeffrey_Epstein n’était pas un génie financier au départ. ...