lundi 16 mars 2026

16 mars 2026: Rien ne bouge

 Donald Trump ou la politique de l’arrogance brutale

(Chronique d’un pouvoir sans intelligence stratégique)
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Il existe des dirigeants qui comprennent la complexité du monde.
Et puis il y a ceux qui croient pouvoir le gouverner comme une entreprise.
Donald Trump appartient manifestement à cette seconde espèce.
Un homme qui semble persuadé que la géopolitique mondiale fonctionne comme une négociation immobilière à Manhattan : on menace, on crie plus fort que l’autre et l’on finit par obtenir ce que l’on veut.
Cette vision du monde serait presque comique si elle n’était pas dangereuse.
Car lorsqu’un tel personnage se retrouve à la tête de la première puissance militaire du monde, ses caprices cessent d’être des caprices.
Ils deviennent des crises internationales.
Depuis des années, Donald Trump traite les alliés des États-Unis avec une arrogance presque pathologique.
L’Europe serait ingrate.
Le Canada profiterait des États-Unis.
L’OTAN serait une organisation parasitaire.
Les partenaires historiques seraient des profiteurs vivant aux crochets de Washington.
Jamais un président américain n’aura insulté avec autant de constance ceux qui ont pourtant combattu aux côtés des États-Unis depuis 1945.
Trump ne comprend pas les alliances.
Il ne comprend que la domination.
Là où les diplomates voient des partenaires, lui voit des débiteurs.
Dans son esprit, la politique internationale est une jungle primitive.
Les faibles obéissent.
Les puissants commandent.
Et ceux qui résistent doivent être intimidés.
Cette vision brutale du monde pourrait passer pour du réalisme si elle n’était pas accompagnée d’une incompétence stratégique presque stupéfiante.
Car l’histoire récente des interventions américaines devrait inciter à un minimum de prudence.
Le Vietnam fut la première grande humiliation.
Une superpuissance incapable de vaincre une guérilla dans la jungle.
Des millions de morts.
Et l’image devenue symbole : les hélicoptères évacuant l’ambassade américaine à Saigon dans la panique.
Puis vint l’Irak.
Une guerre déclenchée sur la base d’un mensonge historique : les armes de destruction massive.
Le résultat ?
Un État détruit.
Un Moyen-Orient plongé dans le chaos.
Et la naissance d’un monstre appelé Daech.
Une guerre censée apporter la démocratie accoucha finalement du terrorisme le plus brutal du XXIᵉ siècle.
Puis vint l’Afghanistan.
Des milliards engloutis. Des morts et encore des morts.
Et une retraite si chaotique qu’elle rappela immédiatement la débâcle de Saigon.
Les Talibans reprirent le pouvoir presque sans combattre.
Deux décennies de guerre pour revenir au point de départ.
Face à un tel bilan, un dirigeant lucide aurait appris une leçon simple :
la puissance militaire ne résout pas tout.
Mais Donald Trump n’est pas un dirigeant lucide.
Il est un dirigeant persuadé d’être un génie.
Et les génies autoproclamés sont souvent les plus dangereux.
Car ils n’écoutent personne.
Les experts militaires avaient pourtant prévenu.
Les stratèges du Pentagone.
Les analystes du renseignement.
Les diplomates.
Tous avaient expliqué que frapper l’Iran risquait de déclencher une riposte dans le détroit d’Ormuz.
Or ce détroit constitue l’une des artères vitales de l’économie mondiale.
Près de 20 % du pétrole mondial y transite.
Bloquez Ormuz, et l’économie mondiale tousse.
Mais Trump ne gouverne pas avec des analyses.
Il gouverne avec des impulsions.
Et, dans les affaires du monde, les impulsions sont souvent les pires conseillères.
La géopolitique exige de la patience, de la prudence et une compréhension fine des équilibres internationaux.
Trump n’offre ni patience, ni prudence, ni compréhension.
Il offre des instincts.
Et les instincts, dans les mains d’un chef d’État, peuvent devenir des catastrophes.
Aujourd’hui, la conséquence est évidente.
Le détroit d’Ormuz est devenu une zone explosive.
Le commerce maritime est menacé.
Les marchés énergétiques tremblent.
Mais la partie la plus grotesque de cette affaire reste encore à venir.
Car l’homme qui passait son temps à mépriser ses alliés découvre soudain une vérité qu’il semblait avoir oubliée :
même les empires ont besoin d’amis.
Trump appelle désormais à l’aide.
La France.
Le Royaume-Uni.
Le Japon.
La Corée du Sud.
Même la Chine.
Tous sont invités à envoyer leurs marines escorter les pétroliers afin de sécuriser la route maritime la plus dangereuse du monde.
Mais Trump ne demande pas.
Il menace.
Dans une interview au Financial Times, il a averti que l’OTAN pourrait connaître un avenir « très mauvais » si ses membres refusaient d’aider les États-Unis.
Autrement dit :
Aidez-nous à réparer notre propre imprudence…
ou nous vous punirons.
Voilà la diplomatie selon Donald Trump :
le chantage comme méthode,
la brutalité comme argument,
et l’arrogance comme signature.
Et comme si cela ne suffisait pas, Trump a également menacé la Chine de représailles diplomatiques si Pékin ne faisait pas pression sur l’Iran.
La planète entière transformée en salle de négociation.
Mais le moment le plus révélateur du personnage reste peut-être l’épisode du Groenland.
Oui, le Groenland.
Donald Trump avait sérieusement envisagé d’acheter cette immense île arctique appartenant au Danemark.
Lorsque Copenhague refusa, il réagit comme un promoteur vexé.
Il annula une visite officielle.
Il insulta les dirigeants danois.
Et certains de ses conseillers évoquèrent même l’idée que les États-Unis pourraient prendre le contrôle stratégique de l’île.
Comme s’il s’agissait d’un terrain à bâtir dans un projet immobilier.
Voilà Donald Trump.
Un dirigeant qui confond la planète avec une carte immobilière.
Un président qui croit que la puissance militaire peut remplacer l’intelligence stratégique.
Un homme persuadé que l’arrogance est une preuve de leadership.
Mais l’Histoire possède une mémoire plus longue que les slogans politiques.
Elle observe.
Elle note.
Et elle juge.
Et lorsque les historiens du futur regarderont cette époque, ils se poseront peut-être une question simple :
Comment la première puissance militaire du monde a-t-elle pu confier son destin à un homme dont l’arrogance dépassait largement la compétence ?
Car les grandes catastrophes internationales commencent rarement par une guerre.
Elles commencent souvent par une illusion.
L’illusion qu’un homme seul peut comprendre le monde mieux que tous les autres.
L’illusion que la brutalité peut remplacer l’intelligence.
L’illusion que la force peut remplacer la sagesse.
Donald Trump incarne précisément cette illusion.
Et lorsqu’une illusion gouverne une superpuissance, ce ne sont pas seulement les États-Unis qui sont en danger.
C’est l’équilibre du monde.
Il arrive donc un moment où les nations doivent choisir.
Suivre l’arrogance…
ou défendre la raison.
Et face à un dirigeant qui confond la puissance avec la sagesse, la réponse devrait être simple.
Une réponse brève.
Une réponse claire.
Une réponse que Donald Trump, manifestement, n’a jamais appris à entendre.
Non.

jeudi 12 mars 2026

USA: suffisance égocentrique généralisée

 Ces analystes manquent de courage.


Comme ici : le gars décrit plusieurs incohérences majeures de trump, comment le président a dit des choses impossibles, comment il s'est contredit d'une journée à l'autre.

Ils font semblant d'être surpris et écrivent des trucs comme « Trump a souvent entretenu une relation complexe avec la vérité, mais il est frappant de voir cela se manifester dans le contexte d'une guerre. ».

Ils poursuivent leur analyse en disant « À un autre moment de son introduction, Trump a semblé affirmer que les pays voisins de l'Iran dans le Golfe s'étaient joints à l'effort de guerre contre Téhéran aux côtés des États-Unis et d'Israël. »

Je souligne : « a semblé ». Ben non chose, trump a été hyper clair : il a affirmé que les pays voisins de l'Iran l'ont attaqué et c'est juste hyper méga faux.

Ces analystes manquent de courage parce qu'ils ont toutes les informations sous leurs yeux, ils font 90% du raisonnement, mais refuse l'horreur de la conclusion qui s'impose : trump raconte n'importe quoi, très souvent, il dit des choses confuses et incohérentes. C'est quand il parle 2 minutes sans texte et sans dire des trucs complètement débiles que c'est exceptionnel.

On ne doit pas être surpris qu'il soit incohérent : c'est 100% prévisible, et que ça soit dans le contexte d'une guerre qui menace l'économie mondiale n'y change rien.

Ça, c'est le premier 5% manquant.

Le deuxième, c'est que si trump parle ainsi, c'est parce qu'il pense ainsi. De façon confuse, incohérente. Il ne joue pas aux échecs 3D selon une stratégie trop complexe : il fait n'importe quoi.

Le deuxième 5% manquant, c'est que trump souffre d'un trouble de la personnalité narcissique (il est un carricature des symptômes), et que cette maladie psychiatrique grave le fait vivre dans un univers parallèle où il doit constamment prouver qu'il est le plus puissant, toujours plus, ça ne sera jamais fini. Il n'a pas contact avec la réalité.

Quand il dit que l'Iran a utilisé un missile Tomahawk pour détruire l'un de ses propres écoles (l'Iran n'a pas de Tomahawk, évidemment), trump se bâtit un univers parallèle dans lequel il n'a rien à se reprocher, puisqu'il est génial. Comment pourrait-il avoir fait une erreur puisqu'il est le plus grand génie militaire depuis Napoléon? (Et encore, bientôt les historiens diront que Napoléon était presque aussi bon stratège que trump.)

Les gens qui souffrent de cette maladie se collent aux hommes forts, pour symboliquement entrer dans leur univers parallèle à eux et ainsi avoir la confirmation de leur propre puissance. La soumission de trump à Poutine s'explique ainsi (il s'est fait niaiser pendant des mois et des mois... et n'a toujours pas appris). Les courbettes devant Kim Jong-un lors de son premier mandat s'expliquent de la même façon (la Corée du Nord en a tiré un immense bénéfice pour sa propagande et les États-Unis en ont tiré strictement rien).

Quand on inclut le trouble de la personnalité narcissique, tout ce que dit et fait trump devient cohérent (avec cette maladie, pas avec les intérêts de son pays). De plus, les critères pour expliquer ses décisions se simplifient : est-ce que ça le fera paraître puissant?

On a l'impression que les États-Unis sont entré en guerre contre l'Iran sans avoir de plan (ils se disent surpris de l'impact sur le pétrole... euh, what?), sans même avoir d'objectifs (ça a encore changé!!!), et pourtant ils sont allé de l'avant. Pourquoi? Dans cette guerre, une seule chose était importante pour le président, et cette chose était très sûr : après ses succès au Venezuela, trump prouverait à la planète qu'il est encore plus puissant.

Les États-Unis sont entrés en guerre et quand il parle de ce sujet, le président dit n'importe quoi, comme avec tous les autres sujets. -



Ma réponse:


Dans toute cette folie d'un personnage possédant des troubles de la personnalité narcissique évidentes, il demeure impressionnant que toute une nation suive ce pseudo-chef de spectacle, ne désirant que $$, pétrole et pouvoir, malgré une désorganisation mondiale. C'est une démonstration que l'information intérieure aux USA est centrée sur un message biaisé, une méconnaissance de sources externes, et une suffisance égocentrique généralisée. On se réconforte quand on se sait supérieur... même si cette étiquette disparait rapidement! Comment tout le système militaire, judiciaire et politique peux embarquer dans l'univers de ce pseudo-empereur, c'est... effrayant! Même les conspirationnistes et créateurs distopiques n'avaient imaginé ce scénario! #usa

mardi 10 mars 2026

Microtonale

 

Une gamme microtonale de 24 notes signifie simplement qu’on divise l’octave en 24 intervalles égaux au lieu des 12 demi-tons de la musique occidentale habituelle. 🎵

On appelle souvent cela le système des quarts de ton.


1. Rappel : la gamme normale (12 notes)

Dans la musique occidentale classique, l’octave contient 12 demi-tons :

Do – Do♯ – Ré – Ré♯ – Mi – Fa – Fa♯ – Sol – Sol♯ – La – La♯ – Si – Do

Chaque intervalle = 100 cents.

Donc :

  • 12 notes × 100 cents = 1200 cents (une octave)


2. La gamme microtonale à 24 notes

Si on coupe chaque demi-ton en deux, on obtient 24 intervalles égaux.

Chaque intervalle = 50 cents
➡️ ce sont les quarts de ton.

Structure :

Do
Do demi-dièse (¼ ton)
Do♯
Ré demi-bémol (¼ ton)

Ré demi-dièse
Ré♯
Mi demi-bémol
Mi
Fa
Fa demi-dièse
Fa♯
Sol demi-bémol
Sol
Sol demi-dièse
Sol♯
La demi-bémol
La
La demi-dièse
La♯
Si demi-bémol
Si
Si demi-dièse
Do

On a donc 24 notes dans l’octave.


3. Comment cela sonne

Pour une oreille habituée aux 12 notes :

  • certains intervalles paraissent entre deux notes

  • cela crée des couleurs musicales très différentes

Exemple :

entre Do et Do♯ on peut jouer une note intermédiaire.

Cela produit un effet souvent décrit comme :

  • plus oriental

  • plus fluide

  • ou parfois étrange pour l’oreille occidentale.


4. Où ces gammes sont utilisées

Elles apparaissent dans plusieurs traditions :

Musique du Moyen-Orient

Systèmes de maqâm.

Exemple :
Arabic maqam system

Musique turque

Système des makam.

Musique contemporaine occidentale

Compositeurs comme :

  • Alois Hába

  • Ivan Wyschnegradsky

  • Krzysztof Penderecki


5. Instruments capables de jouer 24 notes

Plus facile sur :

  • violon 🎻

  • trombone

  • voix

  • synthétiseur

Plus difficile sur :

  • piano traditionnel (12 notes seulement)

Il existe toutefois des pianos à quarts de ton.


6. Une manière simple de le visualiser

Imagine un clavier de piano où l’on ajoute une touche entre chaque touche existante.

Au lieu de :

12 touches par octave
➡️ on en aurait 24.


Résumé

SystèmeNotes dans l’octaveIntervalle
Musique occidentale12demi-ton (100 cents)
Microtonal24quart de ton (50 cents)


16 mars 2026: Rien ne bouge

  Donald Trump ou la politique de l’arrogance brutale (Chronique d’un pouvoir sans intelligence stratégique) --- Il existe des dirigeants qu...