EST CE QUE VOUS RÉALISEZ QUE L'ISSUE DE LA GUERRE EN IRAN POURRAIT DÉTERMINER L'AVENIR DE L'ORDRE MONDIAL TOUT ENTIER ?
L'issue de la guerre en Iran pourrait déterminer non seulement l'avenir du Moyen-Orient, mais celui de l'ordre mondial tout entier en effet.
Ray Dalio a écrit quelque chose de crucial dans son dernier article :
« Quand la puissance dominante mondiale montre qu'elle a perdu le contrôle militaire et financier, regardez-la perdre la confiance de ses alliés. »
Cette phrase peut sembler abstraite, elle ne l'est pas. Je vais vous expliquer pourquoi.
Pour les grandes puissances, la perception compte plus que la réalité. Un pays ne survit pas grâce à sa force réelle, mais grâce à la force qu’on lui prête. L’histoire nous l’a prouvé à maintes reprises.
Prenez l’Empire Ottoman. Il a dominé le monde pendant 600 ans, régnant sur trois continents. Son armée faisait trembler l'Europe. Mais à un moment donné, l'expansion s'est arrêtée et les problèmes ont commencé. L’armée ottomane s’était trop étalée. De l'Europe au Caucase, il y avait des soldats partout. Chaque frontière était un engagement. Chaque engagement était un coût.
Pendant ce temps, l'Europe avançait à pas de géant techniquement : révolution industrielle, nouvelles armes, nouveaux navires. Les Ottomans ont décroché. L'expansion militaire continuait, mais le progrès technique stagnait.
C’est alors qu’une perception est née. L’Europe a surnommé l’Empire « l’Homme malade de l’Europe ». Les Ottomans étaient encore forts, ils avaient encore une armée immense. Mais la perception avait changé. Ils n'étaient plus un rival redoutable. L’Empire ne s'est pas effondré lors d'une guerre, il s'est effondré à cause d'une perte de crédibilité.
Regardez aujourd'hui.
Les États-Unis possèdent entre 750 et 800 bases militaires dans environ 80 pays. Des soldats aux quatre coins du globe. Chaque base est un coût. La Chine, elle, n’a qu'une seule base militaire à l’étranger. Les USA s'étendent militairement, exactement comme les Ottomans.
Et du côté de la technologie ?
Un économiste de Harvard a partagé un chiffre frappant : si vous retirez les investissements liés à l'intelligence artificielle de l'économie américaine, la croissance n'est que de 0,1 %. Presque zéro. Le chef économiste de Goldman Sachs dit la même chose : l'IA n'a encore presque rien rapporté à l'économie réelle US.
À côté, la Chine affiche 5 % de croissance. Elle est trois fois plus avancée que les USA dans la production d'énergie. Deux fois plus dans l'industrie manufacturière. Elle domine la robotique, les véhicules électriques et la 5G.
D'un côté, un pays qui s'étend militairement mais dont l'économie stagne sans l'IA. De l'autre, un pays militairement frugal mais qui explose dans la tech et la production. Le schéma ne vous semble pas familier ?
C'est là que la guerre en Iran change tout. Dalio explique que le monde entier observe la performance US. Les alliés prennent des notes. Les leaders des pays qui hébergent des bases américaines regardent ce qui arrive aux pays du Golfe. Ces derniers ont payé des billions de dollars aux USA pour leur sécurité depuis des décennies.
Résultat ?
Quand la guerre a éclaté, des drones à 35 000 $ ont transpercé des systèmes de défense à plusieurs milliards. Des ports et des installations ont été touchés. Les officiels saoudiens ont déclaré publiquement que l'ère de la dépendance envers les USA était terminée. Quand un allié de 50 ans dit ça devant la presse mondiale, c’est un message clair : la confiance est brisée. L'OTAN elle-même est restée à distance.
Dalio fait une observation capitale : l'indicateur le plus fiable pour savoir qui va gagner n'est pas celui qui est le plus fort, mais celui qui peut endurer la douleur le plus longtemps.
Pour l'Iran, cette guerre est existentielle.
Pour les États-Unis, c'est une question de prix de l'essence et d'élections de mi-mandat.
Si les USA sortent affaiblis de ce conflit, la perception change. Les alliés recalculeront leurs positions. L'argent fuira vers les zones sûres. Les équilibres basculeront. Quand on a appelé les Ottomans « l’Homme malade », ils étaient encore puissants, mais la réalité a fini par rattraper la perception.
Aujourd'hui, cette perception est remise en question pour l'Oncle Sam. L'issue de la guerre en Iran donnera la réponse finale.
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Une constatation bien réaliste, non désirée, irrécupérable. L'image des USA est entachée par les décisions d'un pseudo-dictateur-narcissique-égocentrique, sans compétence stratégique ou économique. Et ses électeurs le suivent aveuglément, ce qui constitue le plus grand des mystères (ou bien c'est ce qui représente les USA actuels). Mais les anciennes ententes économiques ne tiennent plus. La confiance disparait. Les anciens alliés se retrouvent avec de nouveaux contacts. Avec Artemis II, la prise de conscience que notre petit vaisseau terrien n'a pas de frontière vu de l'espace, et que ce ne sont que des conflits d'anciennes religions qui ont lancé le bal, de même que le goût du pétrole et de la puissance feront que nous arriverons à de nouvelles réalités dans notre quotidien. Il faudra une génération pour faire oublier et réparer toutes les insultes exprimées par le Dictateur, arrêter tous les oligarches voraces et insensibles aux réalités de la population, sans parler de la reconstruction de villes maintenant sous les décombres et les familles déportées.
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