Le New York Times a publié ce weekend une excellente enquête sur la méthode Trump. Il dit ce qu'on sait déjà et qui fait désormais unanimité chez qui ceux suivent, à savoir que le sort du monde est entre les mains d'un homme mégalomane, brutal, incohérent, puéril, mythomane et pas du tout compétent pour la fonction.
Mais venant de journalistes qui ont accès à la Maison Blanche et à Mar-a-Lago quotidiennement, que certains de l'entourage appellent directement pour se plaindre et même lui Trump, c'est plus croustillant de détails et d'anecdotes. Une m'a particulièrement sidéré: les briefings sur la guerre en Iran.
Ils se passent tous les matins par le visionnage de vidéos dans sa salle privée. Il regarde des vidéos sur les explosions spectaculaires de ses missiles, semblables dit le journal , à ceux qu'on trouve sur Tiktok. Une équipe est chargée de lui sélectionner les plus sensationnelles. Plus c'est beau, avec de nombreuses grosses explosions avec des vues hollywoodienne, plus il est convaincu qu'il est en train de gagner. Les rapports ? Trop pour lui. Le directeur du Conseil national de sécurité a perdu l'accès parce que jugé rabat joie. Tuer les médecins, on ne tombera plus malade! Les services d'appui à la décision sont démantelés parce qu'ils ne cultivent pas sa gloire et "découragent les équipes". Il pousse Hegseth a faire l'animateur de talk show sensationnaliste qu'il est, en lui rappelant régulièrement qu'il l'a recruté pour ça. Le ministre de la guerre est un clown!
Trump est persuadé que la réalité est ce qu'il en dit. Et si tous les médias le répètent, il n'y en aura pas une autre. S'autopersuadant que ça marche il en veut les bénéfices: prix Nobel par ci, il se veut sur les billets de banque, sur le mont Richmond, son nom donné au détroit d'Ormuz et même a-t-il évoqué, au district de Columbia. Il n'est pas fou. Il veut juste que le monde soit sa réalité et chante sa gloire.
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Trump fait marche arrière… Il donne à l'Iran un ultimatum de 48 heures, puis de 5 jours, puis de 10, et Téhéran réserve une surprise.
De 48 heures… à 5 jours… puis à 10 jours !
Les récentes déclarations américaines ont révélé un net changement de position de Trump envers l'Iran. Après avoir menacé de lancer une frappe directe et dévastatrice sur des centrales électriques, il a soudainement repoussé l'échéance à plusieurs reprises, indiquant clairement qu'un élément important a modifié la donne.
L'Iran renverse la situation, un dilemme majeur derrière ce recul
Il ne s'agit pas simplement d'un changement de décision ; il est clair que Trump s'est mis dans une situation délicate, surtout après la menace iranienne directe d'une riposte ferme à toute frappe, non seulement en Iran, mais aussi en ciblant les installations électriques et hydrauliques des pays du Golfe. Cela signifie que l'escalade pourrait embraser toute la région, et non se limiter à une confrontation isolée.
Le message iranien était on ne peut plus clair : si vous frappez… nous riposterons, et d’une manière qui fera des ravages. Ce message a bouleversé les calculs, car toute attaque risquait de plonger la région dans un véritable enfer, avec des conséquences non seulement militaires, mais aussi économiques à l’échelle mondiale.
La surprise iranienne
Dès le début du conflit, Trump multiplie les déclarations outrancières. Tantôt il prétend avoir anéanti l'Iran, tantôt l'avoir écrasé, tantôt il affiche une victoire facile. Or, la réalité est bien plus complexe et toutes ses affirmations sont mensongères.
Chaque jour, l'Iran surprend le monde par des frappes toujours plus importantes et puissantes contre les bases américaines du Golfe et contre Israël. Le rythme des frappes, des attaques et des tactiques iraniennes s'intensifie quotidiennement, plaçant Trump dans une impasse et le contraignant au mensonge pour masquer la victoire illusoire qu'il recherche.
Sa dernière déclaration a été la plus controversée, lorsqu'il a affirmé que les Iraniens l'avaient supplié de prolonger la trêve, mais la réponse iranienne a été rapide, décisive et sans équivoque : « Nous n'avons jamais demandé de prolongation de la trêve. »
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