vendredi 14 février 2025
Theory on the fifth dimension
mardi 11 février 2025
Physique Quantique
That's a kind of answer on what is the difference between wave and particle:
The Observer's way to think!

dimanche 9 février 2025
Noëlla
8 février 2025
Noëlla, chère Noëlla. Ton départ nous chavire tous. Il y a tant de personnes sur le chemin de nos vies, certaines passent sans trop laisser de traces en nous. Il y en a qui contribue à forger qui nous sommes. Même quelques dizaine d'années plus tard, il reste en nous cette trace indélébile. Tu as été cette personne pour beaucoup d'entre nous.
Je me souviens de la façon dont tu nous appelais ''MES ENFANTS''. Tu étais cette maman, cette figure de tendresse et de sagesse, qui a su nous guider et nous aider à grandir. Grâce à toi, nous avons trouvé la force d'affronter les défis de la vie avec plus de sérénité. Tu as nourri nos cœurs d’amour, de bienveillance, et de conseils précieux.
De l'amour tu en avait pour chacun-chacune de nous. Il en fallait à profusion car nous étions des dizaines, des centaines et quelques milliers même, ben oui, tant que ça. Tu imagines tu tout le bien que tu as fait autour de toi. C'est fou Noella, avoir un tel impact dans la vie des autres c’est le privilège des plus grandes âmes. Tu as relevé un défi monumental, et tu l’as fait avec une grâce et une force exceptionnelles.
Tu peux maintenant te reposer, en sachant que nous, ceux que tu as guidés, nous prendrons soin de faire grandir et fleurir tout ce que tu as semé en nous. Nous n’oublierons jamais ce que tu nous as offert, ce que tu nous as appris.
Veille sur tes enfants, veille sur ta famille et surtout, veille sur le grand homme qui a aussi eu une grande importance pour nous tous, notre Richard, TON Richard. Il est désormais seul sans toi, mais nous savons qu'il porte en lui, tout comme nous, l’amour que tu lui as donné.
Comme tu l'as tant dit dans tes derniers jours, c'est pas rien... Et tu sais quoi? … Que ça valait la peine tout ça. Que ça valait la peine de la vivre cette vie remplie d'amour.
Merci, Noella. Merci pour tout ce que tu as donné, pour tout ce que tu as semé. Nous te garderons dans nos cœurs à jamais.
Tes enfants du Dix-O-Cub
dimanche 2 février 2025
Jean Chrétien, Boucar Diouf, Claudia Sheinbaum et Jimmy Carter
Jean Chrétien a 91 ans aujourd’hui (11 janvier) et il s’est offert un cadeau d’anniversaire. Il a dit à Donald J. Trump d’aller se faire voir dans The Globe and Mail. C'est une longue, mais excellente lecture. Voici sa chronique :
L’Anschluss, ou comment annexer un pays par l’intimidation
À l’été 1937, Adolf Hitler et son entourage tournent leur regard vers leurs voisins, l’Autriche et la Tchécoslovaquie. L’Allemagne peine à amasser toutes les matières premières requises pour son réarmement. Elle convoite les ressources naturelles, les réserves d’or et la main-d’oeuvre autrichiennes. Ça tombe bien: Hitler a toujours considéré que le destin de l’Autriche était l’intégration à l’empire allemand.
L’Autriche est un petit état en comparaison de l’Allemagne: 7 millions de citoyens VS 54 millions pour l’Allemagne. On retrouve en Autriche un mouvement pangermaniste qui partage le rêve d’Hitler de voir toutes les populations germanophones unies dans un même pays. En 1937, ce mouvement se retrouve principalement dans le parti nazi autrichien.
À partir de l’été 1937, Hitler répète régulièrement qu’il envisage d’annexer l’Autriche. Du côté autrichien, on est bien conscient qu’une guerre contre l’Allemagne serait perdue d’avance. Le Parti nazi autrichien crée de l’agitation et se montre prêt à provoquer le conflit pour faciliter l’annexion. On envisage notamment l’assassinat de l’ambassadeur allemand, Franz von Papen.
Le premier ministre autrichien, Kurt Schuschnigg, accepte d’aller rencontrer Hitler à Berchtesgaden. La rencontre se fait en présence de deux généraux allemands, question de bien souligner la menace de guerre. Hitler se plaint à Schuschnigg que l’Autriche a toujours été injuste envers l’Allemagne, qu’elle a souvent trahi le peuple allemand. « Et je vais vous dire une chose, Herr Schuschnigg. Je suis fermement résolu à mettre fin à tout cela. J’ai une mission historique, et je l’accomplirai, parce que la Providence m’y a destiné. »
Hitler exige l’intégration du système économique autrichien à celui de l’Allemagne, la nomination de deux nazis dans des postes clefs au gouvernement et une pleine liberté d’action pour les nazis autrichiens. Il menace carrément de marcher sur l’Autriche s’il n’obtient pas entière satisfaction. Une mise en scène impliquant un des généraux d’Hitler fait bien comprend à Schuschnigg que Hitler est prêt à lui déclarer la guerre la journée même. Il signe l’entente après avoir arraché quelques concessions de peine et de misère (un seul ministre nazi plutôt que deux, par exemple).
L’Autriche conserve son indépendance officielle, mais elle se retrouve en grande partie inféodée à l’Allemagne. Elle est minée de l’intérieur maintenant que les nazis investissent le gouvernement. Schuschnigg organise la tenue immédiate d’un référendum. Plutôt que de sonder l’opinion sur un rattachement à l’Allemagne, il demande aux électeurs s’ils souhaitent une Autriche libre, chrétienne et unie. Craignant la défaite lors du référendum, Hitler ordonne à Schuschnigg de démissionner en faveur d’Artur Seyss-Inquart, le nazi autrichien récemment nommé ministre. En désespoir de cause, Schuschnigg envoie un appel à l’aide au gouvernement britannique, qui lui répond que « le gouvernement de Sa Majesté n’est pas en état de garantir votre protection ». L’Italie est elle aussi sollicitée, mais Mussolini fait savoir à Hitler qu’il n’interviendra pas. Schuschnigg n’a pas d’autre choix que de céder. Il capitule afin d’éviter un bain de sang.
Les nazis autrichiens se déchaînent dans les villes et prennent de force les édifices gouvernementaux. Seyss-Inquart envoie un télégramme convenu d’avance à Berlin pour demander à l’armée allemande de venir rétablir l’ordre. Hitler et son armée traversent le pays. Le 14 mars 1938, l’armée allemande entre dans Vienne. Le président autrichien, Wilhelm Miklas, démissionne. Hitler annonce que l’Autriche est désormais une province allemande.
Et voilà comment on annexe un pays sans conflit militaire. Toute ressemblance avec un autre chef d’État ou un quelconque projet d’annexion est purement fortuite.
Référence: Ian Kershaw, Hitler, Flammarion, 2008.
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mercredi 29 janvier 2025
Marc Aurèle: Pensées pour moi-même
Rappelle-toi depuis combien de temps tu remets à plus tard et combien de fois, ayant reçu des Dieux des occasions de t’acquitter, tu ne les as pas mises à profit. Mais il faut enfin, dès maintenant, que tu sentes de quel monde tu fais partie, et de quel être, régisseur du monde, tu es une émanation, et qu’un temps limité te circonscrit. Si tu n’en profites pas, pour accéder à la sérénité, ce moment passera ; tu passeras aussi, et jamais plus il ne reviendra. »
« Tu le leur donneras, si tu accomplis chaque action comme étant la dernière de ta vie, la tenant à l’écart de toute irréflexion, de toute aversion passionnée qui t’arracherait à l’empire de la raison, de toute feinte, de tout égoïsme et de tout ressentiment à l’égard du destin. Tu vois combien sont peu nombreux les préceptes dont il faut se rendre maître pour pouvoir vivre d’une vie paisible et passée dans la crainte des Dieux, car les Dieux ne réclameront rien de plus à qui les observe. »
« Il n’est pas facile de voir un homme malheureux pour n’avoir point arrêté sa pensée sur ce qui passe dans l’âme d’un autre. Quant à ceux qui ne se rendent pas compte des mouvements de leur âme propre, c’est une nécessité qu’ils soient malheureux. »
« Ce qui vient des Dieux, en effet, est respectable en raison de leur excellence ; ce qui vient des hommes est digne d’amour, en vertu de notre parenté commune ; digne aussi parfois d’une sorte de pitié, en raison de leur ignorance des biens et des maux, aveuglement non moindre que celui qui nous prive de distinguer le blanc d’avec le noir. »
« Quand tu devrais vivre trois fois mille ans, et même autant de fois dix mille ans, souviens-toi pourtant que nul ne perd une vie autre que celle qu’il vit, et qu’il ne vit pas une vie autre que celle qu’il perd. Par là, la vie la plus longue revient à la vie la plus courte. Le temps présent, en effet, étant le même pour tous, le temps passé est donc aussi le même, et ce temps disparu apparaît ainsi infiniment réduit. »
« Le temps de la vie de l’homme, un instant ; sa substance, fluente ; ses sensations, indistinctes ; l’assemblage de tout son corps, une facile décomposition ; son âme, un tourbillon ; son destin, difficilement conjecturable ; sa renommée, une vague opinion. Pour le dire en un mot, tout ce qui est de son corps est eau courante ; tout ce qui est de son âme, songe et fumée. Sa vie est une guerre, un séjour sur une terre étrangère ; sa renommée posthume, un oubli. Qu’est-ce donc qui peut nous guider ? Une seule et unique chose : la philosophie. »
« Rejette donc tout le reste et ne t’attache qu’à ces quelques préceptes. Mais souviens-toi aussi que chacun ne vit que le moment présent, et que ce moment ne dure qu’un instant ; le reste, il a été vécu ou est dans l’incertain. Petit est donc le temps que chacun vit ; petit est le coin de terre où il le vit, et petite aussi, même la plus durable, est la gloire posthume ; elle ne tient qu’à la succession de ces petits hommes qui mourront très vite, sans se connaître eux-mêmes, bien loin de connaître celui qui mourut longtemps avant eux. »
« On se cherche des retraites à la campagne, sur les plages, dans les montagnes. Et toi-même, tu as coutume de désirer ardemment ces lieux d’isolement. Mais tout cela est de la plus vulgaire opinion, puisque tu peux, à l’heure que tu veux, te retirer en toi-même. Nulle part, en effet, l’homme ne trouve de plus tranquille et de plus calme retraite que dans son âme, surtout s’il possède, en son for intérieur, ces notions sur lesquelles il suffit de se pencher pour acquérir aussitôt une quiétude absolue, et par quiétude, je n’entends rien autre qu’un ordre parfait. Accorde-toi donc sans cesse cette retraite, et renouvelle-toi. »
« Au nombre des plus proches maximes sur lesquelles tu te pencheras, compte ces deux : l’une que les choses n’atteignent point l’âme, mais qu’elles restent confinées au dehors, et que. les troubles ne naissent que de la seule opinion qu’elle s’en fait. »
« Tu as subsisté comme partie du Tout. Tu disparaîtras dans ce qui t’a produit, ou plutôt, tu seras repris, par transformation, dans sa raison génératrice. »
« N’agis point comme si tu devais vivre des milliers d’années. L’inévitable est sur toi suspendu. Tant que tu vis, tant que cela t’est possible, deviens homme de bien.»
« Que de loisirs il gagne celui qui ne regarde pas à ce qu’a dit le voisin, à ce qu’il a fait, à ce qu’il a pensé ; mais à ce qu’il fait lui-même, afin que son acte soit juste, saint et absolument bon. »
« Celui-ci rendit les derniers devoirs à cet autre, puis fut lui-même exposé par un autre, qui le fut à son tour, et tout cela, en peu de temps ! En un mot, toujours considérer les choses humaines comme éphémères et sans valeur : hier, un peu de glaire ; demain, momie ou cendre. »
« Il n’arrive à personne rien qu’il ne soit naturellement à même de supporter. Les mêmes accidents arrivent à un autre et, soit qu’il ignore qu’ils sont arrivés, soit étalage de magnanimité, il reste calme et demeure indompté. »
« Souviens-toi de la substance totale, dont tu participes pour une minime part ; de la durée totale, dont un court et infime intervalle t’a été assigné ; de la destinée, dont tu es quelle faible part ! »
« Vivre avec les Dieux. Il vit avec les Dieux celui qui constamment leur montre une âme satisfaite des lots qui lui ont été assignés, docile à tout ce que veut le Génie que, parcelle de lui-même, Zeus a donné à chacun comme chef et comme guide. Et ce Génie, c’est l’intelligence et la raison de chacun. »
« Je suis composé d’un faible corps et d’une âme. Pour le corps, tout est indifférent, car il ne peut établir aucune différence. Quant à l’esprit, tout ce qui n’est pas de son activité lui est indifférent, et tout ce qui est de son activité, tout cela est en son pouvoir. Mais toutefois, de tout ce qui est en son pouvoir, seule l’activité présente l’intéresse, car ses activités futures ou passées lui sont aussi en ce moment indifférentes.»
« Il faut, en homme déjà mort et ayant vécu jusqu’au moment présent, vivre le reste de ta vie conformément à la nature. »
« Passer chaque jour comme si c’était le der« nier, à éviter l’agitation, la torpeur, la dissimulation. »
« Les cycles du monde sont toujours pareils, en haut comme en bas, d’un siècle à un autre. Ou bien l’Intelligence universelle fait à chaque instant acte d’initiative ; accepte alors l’initiative qu’elle donne. Ou bien, elle n’a pris qu’une fois pour toutes l’initiative, et tout le reste en découle par voie de conséquence… Bref, s’il y a un Dieu, tout est pour le mieux. Mais si tout marche au hasard, ne te laisse pas toi-même aller au hasard.
Bientôt la terre nous recouvrira tous. Ensuite cette terre se transformera, et celle qui lui succédera, à l’infini se transformera, et de nouveau à l’infini changera la terre qui en naîtra. En considérant les agitations de ces vagues de « changements et de transformations et leur rapidité, on méprisera tout ce qui est mortel.»
« Tout ce qui arrive, ou bien arrive de telle sorte que tu peux naturellement le supporter, ou bien que tu ne peux pas naturellement le supporter. Si donc il t’arrive ce que tu peux naturellement supporter, ne maugrée pas ; mais, autant que tu en es naturellement capable, supporte-le. »
« Mais pour l’âme, en toute occasion et en quelque lieu qu’elle soit surprise, elle rend parfait et suffisant ce qu’elle s’est proposé, de sorte qu’elle peut dire : « Je recueille le fruit de ce qui m’appartient. »
De plus, elle fait le tour du monde entier, du vide qui l’entoure et de la forme qu’il a. Elle plonge dans l’infini de la durée, embrasse la régénération périodique du monde, la considère et se rend compte que ceux qui viendront après nous ne verront rien de nouveau, et que ceux qui sont venus avant nous n’ont rien vu de plus extraordinaire que nous, mais que l’homme âgé de quarante ans, pour peu qu’il ait d’intelligence, a vu en quelque sorte tout ce qui a été et tout ce qui sera dans l’identité des mêmes choses.
Et le propre de l’âme raisonnable, c’est aussi l’amour de son prochain, la vérité, la pudeur, l’obligation où elle est de s’estimer de préférence à tout, ce qui est aussi le propre de la loi. Ainsi donc, il n’y a aucune différence entre la droite raison et la raison de la justice. »
« Avec quelle évidence tu arrives à penser qu’il ne saurait y avoir dans ta vie une situation aussi favorable à la philosophie, que celle dans laquelle présentement tu te trouves. »
« Dieu voit à nu tous les principes directeurs, sous leurs enveloppes matérielles, sous leurs écorces et leurs impuretés. Car il ne prend contact, et par sa seule intelligence, qu’avec les seules choses qui sont, en ces principes, émanées de lui-même et en ont dérivé. Si toi aussi, tu t’accoutumes à le faire, tu te délivreras d’un très grand embarras. Celui, en effet, qui ne voit pas le morceau de chair qui l’enveloppe, perdra-t-il son temps à s’inquiéter de vêtement, de demeure, de réputation, d’accessoires de ce genre et de mise en scène ? »
« Trois choses te composent : le corps, le souffle, l’intelligence. De ces choses, deux sont à toi, en tant seulement qu’il faut que tu en prennes soin. La troisième seule est proprement tienne. Si donc tu bannis de toi-même, c’est-à-dire de ta pensée, tout ce que les autres font ou disent, tout ce que toi-même a fait ou dit, tout ce qui, en tant qu’à venir, te trouble, tout ce qui, indépendamment de ta volonté, appartenant au corps qui t’enveloppe ou au souffle qui t’accompagne, s’attache en outre à toi même, et tout ce que le tourbillon extérieur entraîne en son circuit, en sorte que ta force intelligente, affranchie de tout ce qui dépend du destin, pure, parfaite, vive par elle-même en pratiquant la justice, en acquiesçant à ce qui arrive et en disant la vérité ; si tu bannis, dis-je, de ce principe intérieur tout ce qui provient de la passion, tout ce qui est avant ou après le moment présent ; si tu fais de toi-même comme le dit Empédocle :
Une sphère parfaite, heureuse de sa stable rotondité ; si tu t’exerces à vivre seulement ce que tu vis, c’est-à-dire le présent[…] »
« Maintes fois je me suis étonné de ce que chaque homme, tout en s’aimant de préférence à tous, fasse pourtant moins de cas de son opi« nion sur lui-même que de celle que les autres ont de lui. Et c’est à ce point que si un Dieu venait à ses côtés, ou que si un sage précepteur lui ordonnait de ne rien penser, et de ne rien concevoir en lui-même sans aussitôt à haute voix l’exprimer, il ne pourrait pas, même un seul jour, s’y résigner. Ainsi, nous appréhendons davantage l’opinion de nos voisins sur nous-mêmes que la nôtre propre. »
Dijkstra
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