La réunion à la Maison-Blanche qui a failli briser l’alliance la plus proche de l’Amérique
Selon des sources proches de la délégation canadienne, le président américain est entré dans la salle sans même saluer son homologue. Il a immédiatement glissé sur la table un document d’une seule page, exigeant rien de moins qu’une capitulation totale : réécriture de la politique énergétique du Canada, concessions massives sur le secteur laitier et, plus grave encore, un alignement automatique d’Ottawa sur toutes les sanctions commerciales américaines contre la Chine. Le message était clair : le Canada devait choisir entre devenir un État vassal ou subir un tarif douanier universel de 20 % dès lundi matin.
Mais Donald Trump, habitué aux tactiques de son manuel “The Art of the Deal”, a sous-estimé son adversaire. Marc Carney n’est pas un politicien classique ; c’est un ancien banquier central, habitué à gérer les crises systémiques de la City de Londres et de la Banque du Canada. “Le Canada ne négocie pas avec un pistolet sur la tempe”, aurait-il lancé avant de se lever et de mettre fin à l’entretien. En sortant calmement, Carney n’a pas seulement rejeté un mauvais accord, il a affirmé la souveraineté d’une nation face à ce qu’il a perçu comme une menace existentielle.
La réaction de la Maison-Blanche ne s’est pas fait attendre. Quelques minutes après le départ de la délégation, Trump postait sur X (anciennement Twitter) des attaques virulentes contre le “leadership faible” du Canada, confirmant sa menace de tarifs. Cependant, ce ne sont pas les tweets qui inquiètent les experts, mais la réaction viscérale des marchés. Wall Street a immédiatement sanctionné ce bluff présidentiel. Les actions des géants de l’automobile comme Ford et GM ont plongé, les investisseurs comprenant instantanément qu’une guerre commerciale avec le Canada est en réalité un “pacte suicidaire” pour l’industrie américaine. Les pièces détachées traversent la frontière jusqu’à sept fois avant qu’un véhicule ne soit terminé ; taxer le Canada revient à taxer directement les travailleurs de l’Ohio et du Michigan.
Le levier le plus terrifiant pour les États-Unis reste cependant l’énergie. Le Canada est le premier fournisseur de pétrole des États-Unis, loin devant l’Arabie Saoudite. Les pipelines canadiens sont les artères vitales du Midwest américain. Plus crucial encore, le réseau électrique du Nord-Est, incluant New York et Boston, dépend de l’hydroélectricité québécoise. Si Carney décide d’activer ses propres tarifs de rétorsion, ce n’est pas seulement le prix de l’essence qui explosera, mais les lumières pourraient littéralement s’éteindre dans les grandes métropoles américaines en plein hiver.
Un mémo “empoisonné” ayant fuité de la délégation canadienne révèle que Carney a déjà préparé une liste de représailles chirurgicales. Plutôt que d’attaquer l’économie américaine dans son ensemble, il cible les États pivots et les produits politiquement sensibles pour les alliés de Trump : le bourbon du Kentucky (fief de Mitch McConnell), les produits laitiers du Wisconsin et l’énergie de la Pennsylvanie. C’est une stratégie électorale déguisée en guerre commerciale, conçue pour faire pression sur les propres soutiens du président.
Aujourd’hui, Donald Trump se retrouve piégé par sa propre rhétorique. S’il recule, il passe pour un “tigre de papier” devant ses électeurs. S’il met ses menaces à exécution lundi, il risque de déclencher une récession immédiate aux États-Unis et de s’aliéner la Chambre de Commerce américaine, qui appelle déjà frénétiquement à la désescalade. De son côté, Marc Carney semble déjà regarder au-delà de Washington. En signalant qu’il pourrait accélérer des accords avec l’Europe et l’Asie, il montre que le Canada est prêt à un pivot historique loin de l’influence américaine.
L’alliance la plus proche de l’Amérique n’est peut-être pas encore morte, mais elle est profondément fissurée. La confiance, moteur invisible qui permettait à ces deux économies de fonctionner comme une seule zone géante depuis 70 ans, a été brisée. Pour chaque citoyen, qu’il soit à Toronto ou à Chicago, les conséquences seront palpables : augmentation du prix du bois de construction, de la nourriture et de l’énergie. Nous entrons dans une ère d’imprévisibilité totale où le voisin le plus pacifique du monde vient de prouver qu’il peut, lui aussi, montrer les dents. Les 72 prochaines heures détermineront si l’Amérique du Nord s’enfonce dans une nouvelle guerre froide économique ou si la raison finira par l’emporter sur l’ego.
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